Split : la ville où l’on vit dans le palais d’un empereur depuis 1 700 ans
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En 305 après J.-C., l’empereur Dioclétien quitte Rome, abandonne le pouvoir et choisit de finir ses jours face à la mer Adriatique. Il fait construire un palais sur la côte dalmate – 30 000 mètres carrés de pierre blanche, de colonnades et de jardins suspendus – et y passe ses dernières années à cultiver ses choux. Aujourd’hui, 1 700 ans plus tard, des milliers de Spalatins vivent, dorment et font la fête à l’intérieur de ses murs. Les appartements ont remplacé les appartements impériaux, les restaurants occupent les vestibules, les bars s’ouvrent sous les péristyles. Split n’est pas une ville avec un palais. C’est un palais devenu une ville. Pour découvrir la Dalmatie depuis son meilleur point de départ, une croisière en catamaran depuis Split est la solution la plus cohérente : vous mouillez le soir face aux remparts, vous appareilllez le matin vers des îles que Dioclétien regardait depuis ses fenêtres.
Split, ville de l’intérieur – l’histoire la plus étrange de la Méditerranée

Il faut un moment pour comprendre Split. En se baladant dans le centre, on remarque que les ruelles sont étrangement rectilignes, que les murs ont deux mètres d’épaisseur, que certaines portes donnent sur des caves voûtées qui sentent la pierre ancienne. Ce n’est pas un hasard : vous marchez dans les couloirs d’un palais impérial du IVe siècle. Les Spalatins n’ont pas construit leur ville à côté du palais de Dioclétien. Ils ont construit leur ville dedans – pendant des siècles, en ajoutant étage par étage, en ouvrant des fenêtres dans les murs romains, en transformant les temples en églises et les celliers en cuisines. Le résultat est une superposition d’époques qui défie toute logique architecturale, et fascine depuis que l’architecte écossais Robert Adam est venu le dessiner en 1757 pour en faire un traité d’architecture qui influencera le néoclassicisme européen.
Le péristyle : la place la plus ancienne d’Europe encore en usage
Au cœur du palais, le péristyle est une place à ciel ouvert entourée de colonnes corinthiennes. C’est ici que Dioclétien recevait ses sujets en toge d’or. C’est ici qu’aujourd’hui les Spalatins prennent leur café du matin, que les enfants jouent au foot contre les colonnes romaines, que les touristes s’assoient sur les marches du temple de Jupiter pour manger une glace. Pas de barrière, pas de musée fermé à 18h : le péristyle est vivant, utilisé, habité. C’est la particularité de Split – l’histoire n’y est pas mise sous verre.
Dioclétien et la mer : une relation de toute une vie
Ce que les guides touristiques mentionnent rarement : Dioclétien était dalmate. Né à quelques kilomètres de là, il a passé toute sa vie à regarder cette mer depuis les terres, avant d’y revenir finir ses jours. Il a choisi cet emplacement précis – face aux îles de Brač, Šolta et Hvar – pour une raison simple : c’était le plus bel horizon qu’il connût. Depuis le palais, par temps clair, on distingue à l’œil nu la silhouette de Brač, à 14 kilomètres. C’est à bord d’un catamaran que cette géographie prend tout son sens.
Le port de Split : pourquoi c’est la meilleure base de départ pour une croisière en catamaran en Dalmatie
Split n’est pas seulement belle – elle est parfaitement positionnée. La ville se trouve au centre géographique de la côte dalmate, à égale distance de Zadar au nord et de Dubrovnik au sud. Les îles principales de Dalmatie centrale – Brač, Hvar, Vis, Šolta, Korčula – sont toutes accessibles en moins de deux heures de navigation depuis la marina de Split. C’est ce qui en fait le port de base idéal pour une croisière en catamaran en Croatie : pas de longue traversée pour atteindre les premières îles, pas de temps perdu. Vous appareilllez le matin, vous êtes au mouillage avant midi.
ACI Marina Split : 362 places, 0 km du centre historique
La ACI Marina Split est l’une des mieux équipées de l’Adriatique. 362 emplacements, eau et électricité à quai, fuel, carénage, douches – tout ce qu’il faut pour une croisière bien préparée. Et surtout : elle est à deux pas du Riva, le front de mer de Split, et à cinq minutes à pied du palais de Dioclétien. Le soir, vous dînez sous les colonnes romaines. Le matin, vous larguez les amarres. Il n’y a pas beaucoup de ports au monde où cette équation est possible.
Les vents de Split : la bora, le jugo et les brises thermiques d’été
En été, Split bénéficie d’un régime de vents favorables à la navigation côtière. Les brises thermiques – légères, prévisibles, régulières – soufflent depuis la mer en matinée et s’inversent l’après-midi. La bora, vent de nord-est puissant, se manifeste surtout hors saison. Le jugo, vent du sud-est, peut apporter de la houle mais reste génable entre les îles qui protègent naturellement les passes. En juillet et août, la fenêtre de navigation est large : 80 % des journées permettent de naviguer confortablement entre les îles de Dalmatie centrale. C’est notre skipper qui lit les fichiers météo et ajuste l’itinéraire – vous vous contentez de profiter de l’allure.
Les îles qui s’ouvrent depuis Split : un choix, une direction, une semaine
Depuis Split, quatre directions majeures s’offrent à vous selon ce que vous cherchez.
Brač et ses plages de galets blancs
La plus proche – 45 minutes de navigation au moteur, moins avec du vent. Brač est connue pour Zlatni Rat, la plage en forme de langue de galets blancs qui change de direction selon les courants. Moins connu : l’arrière-pays de l’île, ses carrières de pierre blanche (la même qui a servi à construire le palais de Dioclétien, et dit-on, la Maison Blanche de Washington), ses villages perchés, ses oliveraies. Une première nuit de mouillage dans la baie de Milna suffit à poser le ton de la croisière.
Hvar et les îles Pakleni : le contraste parfait
Hvar la mondaine et les Pakleni les discrètes – l’une des plus belles paires de la Dalmatie. La ville de Hvar fascine par sa loggia vénitienne du XVe siècle, sa forteresse espagnole qui domine la baie, ses palais de pierre blanche. Mais c’est dans l’archipel des Pakleni, juste en face – une dizaine de petites îles couvertes de pins – que l’on mouille vraiment bien : fond de sable, eau claire, aucun ferry, aucun bruit.
Vis : l’île que Tito fermait au monde
Jusqu’en 1989, Vis était une base militaire yougoslave interdite aux étrangers. Cette fermeture forcée l’a préservée de tout développement touristique pendant 40 ans. Le résultat : une île où la viticulture et la pêche ont continué leur chemin sans interruption, où les ruelles de Komiža sont restées exactement comme elles étaient, où les poulpes sèchent encore sur des cordes tendues entre les barques de bois peint. Vis est à deux heures de Split au moteur – c’est le joyau sauvage de la Dalmatie centrale.
Šolta : l’île des Spalatins, celle que les touristes oublient
Šolta est l’île où les habitants de Split ont leur maison de vacances. Personne n’en parle dans les guides. Elle est à 40 minutes de Split, ses mouillages sont tranquilles même en plein août, ses villages sont vivants sans être touristiques. Maslinica, au bout de l’île, est l’un des villages les plus calmes de toute la côte dalmate. C’est souvent là qu’on recommande de passer la première nuit – juste pour comprendre que la Dalmatie n’est pas que Hvar et Dubrovnik.
Vous vous posez peut-être ces questions ?
Depuis l’ACI Marina Split, située à 10 minutes à pied du palais de Dioclétien. C’est l’une des marinas les mieux équipées de l’Adriatique : fuel, eau, électricité, douches, carénage sur place.
Split est desservie directement depuis Paris (CDG), Lyon et Marseille par plusieurs compagnies. Les vols durent entre 1h45 et 2h30. EasyJet, Vueling et Croatia Airlines assurent des liaisons régulières de mai à octobre.
Non. La Croatie est membre de l’espace Schengen depuis janvier 2023. Votre carte d’identité française suffit.
Oui, dès 3 ans. La mer entre Split et les îles de Dalmatie centrale est peu houleuse en été, les distances sont courtes et les mouillages abrités nombreux. Gilets homologués toutes tailles fournis à bord.
De mai à septembre. Juin et septembre sont les mois préférés de nos clients habitués : mer calme, îles moins fréquentées, lumière exceptionnelle. Juillet-août pour les familles avec enfants qui ont des contraintes scolaires.
Complètement. Vous décrivez votre groupe, vos envies, votre rythme – notre skipper construit l’itinéraire avec vous avant le départ. Il l’adapte aussi en temps réel selon la météo et les conditions en mer.
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